Monday, October 31, 2005

The Guilde


Le sanctuaire de Kashima - Kashima Jingû -鹿嶋神宮-, dans la préfecture d'Ibaraki, est l'un des deux sanctuaires Shintô consacrés aux arts martiaux, l'autre étant celui de Katori d'où est issue la fameuse école Katori Shinto-ryû.

Les origines du Kashima-Shinryû remontent à un rite exorciste connu sous le nom de “harai-tachi,”. fondé sur une démonstration de maniement de l’épée, en l’honneur de la divinité “Takemikazuchi-no-Mikoto” célébrée au Kashima Jingû. Selon une légende, Kuninazu-no-Mahito, développa la technique en transcendant le combat physique, executée dans un esprit d'absolue impartialité et de rectitude morale. Cet art martial devint connu sous le nom de "Kashima-no-tachi— l'épée de Kashima."

A l'origine, au XVIeme siècle, les guerriers du temple de Kashima utilisaient les noms de Kashima Chuko Nen-ryû, Chuko-ryû ou Nen-ryû pour désigner les écoles associées aux traditions martiales de ce sanctuaire.

Matsumoto Bizen-no-kami Ki no Masamoto (1467-1524 ou 1543)
, dont la famille occupait la prêtrise du Grand temple de Kashima, fut l'élève de Iizasa Chosai Ienao, le fondateur du Tenshin Shoden Katori Shintô-ryû, autre imminente école dont il s'inspira pour créer le Ichi-no-Tachi (一之太刀le sabre unique). Sabreur réputé, Matsumoto Bizen avait mis au point un système qu'il avait enseigné à plusieurs gardes du sanctuaire de Kashima et avait transmis à ses descendants.
Trois écoles traditionnelles portent actuellement le nom du sanctuaire Shintô :
  • le Kashima Shin-ryû, qui fait référence à la nouvelle formulation, dûe à Matsumoto Bizen-no-kami, des traditions martiales de Kashima,
  • le Kashima Shinden Jiki Shinkage-ryû (ou Jiki Shinkage-ryû) du même Matsumoto Bizen, dont le préfixe atteste de sa filiation avec Kashima,
  • et le Kashima Shintô-ryû de la famille Yoshikawa.
En 500 ans d’Histoire, les 19 generations de grands Maitres et guerriers ont jalousement gardé les secrets de cette prestigieuse institution tout en faisant évoluer les arts martiaux

Les registres attestent aussi que Morihei Ueshiba, le fondateur de l'Aïkido, suivit un temps son enseignement.

Il n’est pas surprenant que le Jodo soit aussi créé par l’un de ses plus illustres disciples devenu ensuite Maitre: Musô Gonnosuke Katsuyoshi 夢想権之助勝吉 .


Sunday, October 30, 2005

Tout a commencé par...



La vie du guerrier Musô Gonnosuke Katsuyoshi 夢想権之助勝吉 reste aussi brumeuse qu’une estampe d’Hokusai, et seulement quelques effluves sont parvenues jusqu'a nous. Les récits mentionnent que le nom de naissance de "Gonnosuke" était Hirano et qu’il recut le surnom de "Gonbei" tres tot dans sa vie .

A l’époque de Musô Gonnosuke il y a environ 400 ans, l’art du maniement de la longue “lance” en bois existait deja.
L’école du Tenshin Shoden Katori Shinto-ryu était reputée pour la pratique des arts martiaux et particuliérement pour l’enseignement des techniques de bojutsu - 棒術 -fondées sur le rokushaku bo - baton de six shaku- .

Muso Gonnosuke étudia assidument ces disciplines sous la direction de Sakurai Ohsumi No Kami Yoshikatsu au Tenshin Shôden Katori Shintô Ryû, fondé par Iizasa Choisai Ienao. Son talent et sa ténacité permit a Musô Gonnosuke de maitriser ces techniques et d’obtenir une licence d’enseignement (Menkyo) du Tenshin Shôden Katori Shintô Ryû .

Il s’imprégna aussi de l’essence de la fameuse méthode du "ichi no tachi" -一之太刀- au Kashima Jikishin Kage Ryû - 鹿島神流 -, fondé par Matsumoto Bizen no Kami. Il y fut encore distingué par l’obtention d’un nouveau Menkyo. Il devint un combattant extremement compétent , expert dans l’usage des armes les plus diverses et fut particuliérement attiré par le bo .

Comme le voulait la coutume de l’époque, il parcourut l’archipel, engagea divers duels, se mesura aux plus grands maitres sans jamais essuyer de défaite, jusqu’au jour ou…

Mais cela est une autre histoire, celle de la légende du Shindo Musô Ryu Jojitsu.

Tuesday, October 18, 2005

Vaincre sans combattre


Cette légende illustre l'un des fameux principes du "livre des cinq roues" de Musashi.

Dans une auberge isolée, un samouraï est installé à dîner, seul à une table. Malgré trois mouches qui tournent autour de lui, il reste d’un calme surprenant.
"Trois ronins (guerriers vagabonds, sans maître) entrent à leur tour dans l’auberge. Ils remarquent aussitôt avec envie la magnifique paire de sabres que porte l’homme isolé. Sûrs de leur coup, trois contre un, ils s’assoient à une table voisine et mettent tout en œuvre pour provoquer le samouraï. Celui-ci reste imperturbable, comme s’il n’avait même pas remarqué la présence des trois ronin. Loin de se décourager, les ronin se font de plus en plus railleurs. Tout à coup, en trois gestes rapides, le samouraï attrape les trois mouches qui tournaient autour de lui, et ce, avec les baguettes qu’il tenait à la main. Puis, calmement, il repose les baguettes, parfaitement indifférent au trouble qu’il venait de provoquer parmi les ronin. En effet, non seulement ceux-ci s’étaient tus, mais pris de panique ils n’avaient pas tardé à s’enfuir. Ils venaient de comprendre à temps qu’ils s’étaient attaqués à un homme d’une maîtrise redoutable. Plus tard, ils finirent par apprendre, avec effroi, que celui qui les avait si habilement découragés était le fameux maître : Miyamoto Musashi."

Monday, October 17, 2005

S’il ne devait en rester qu’un: 宮本 武蔵



Le samuraï des samuraïs: Shinmen Musashi no Kami Fujiwara no Genshin Samurai , Musashi de la famille Shinmen appartenant au clan des Fujiwara et au nom de Samuraï Genshin , pour les intimes Miyamoto Musashi(宮本 武蔵 1545-1645) est sûrement le plus connu et accompli des samouraïs.

Pour etre franc , on ne sait que peu de chose sur sa biographie. Cette figure légendaire a remporté, à peu de chose pres, tous ses duels contre les plus grands maitres d'armes de son époque depuis l'age de 13 ans . Ce peu de chose pres , se mesure à sa seule défaite contre un autre visionnaire ayant inventé un art martial dans le seul but de vaincre Musashi. Cet art martial n'est autre que le Jodo et dont Musashi fut le catalyseur.

A la maniere de Leonard de Vinci, il fut aussi talentueux et prolifique dans de nombreux autres arts: peinture sumi-e, expression du Zen trace d'un coup de pinceau des scenes de la nature, sculpture sur bois et métal , et caligraphie. Son oeuvre literraire, le "livre des cinq roues", est à la fois un traité de philosophie et une réference internationale de strategie toujours d'actualité.

Revenons à la pratique du katana. La technique des 2 sabres developpée par Musashi aurait été inspirée par la cadense des baguettes percutant un tambour . Aujourd’hui encore, lors des "Matsuri", fêtes traditionnelles, les percussionistes japonais entrechoquent et croisent en rythme leurs épaisses bagettes avant de les faire rouler sur le tambour .

En toute vraisemblance, son pere, lui aussi samuraï, l’aurait initié à la technique du Jitte qu’il aurait combinée à celle du sabre, de cette madeleine trempée dans le thé serait née la technique du "kenjutsu niten ichi" (二天一, "2 ciels pour 1 ") ou "nitōichi" (二刀一, "2 sabres pour 1"). Cette technique repose sur l’utilisation d’un sabre long katana dans la main droite et d’un plus court “Wakizashi” dans la main gauche.

Sunday, August 28, 2005

Promesses de Jodo - 杖道

Mont Fuji - "Nihon no matsubara" - Copyright terre de Jodo 2005

Préparez hakamas et autres katanas , bientôt la "voie du baton" au pays de la Nitendo.